Biographie

Pauline-Boudreaual'oeuvreL’ainée d’une famille de huit enfants, Pauline Boudreau est née sur une très grande terre à Sawyerville en 1942. À cette époque, une terre agricole fournissait plus de travail que d’activités culturelles. Par hasard, elle découvre un jour un petit atelier de peinture sur la rue Alexandre à Sherbrooke. Timidement, elle s’y inscrit à des cours et, au fil des saisons,  sa vie d’artiste débute. La piqûre est cette fois plus profonde lors d’un voyage dans le Maine où elle y découvre l’aquarelle. Jean-Paul Ladouceur devient alors son mentor dans cette nouvelle technique artistique.

Une vie bien remplie au service des autres dans les services sociaux n’a pas suffi à retenir l’ardeur que Pauline porte à son art. Après 25 ans de service, le temps est arrivé pour elle de se consacrer à temps plein à sa création.

Utilisant les couleurs d’automne pour nous parler de l’Estrie, elle traîne sa palette et ses couleurs en Arizona pour nous présenter des rouges. Elle s’entoure de bleu pour nous faire découvrir la Gaspésie et la Bretagne.

Si Pauline nous était contée, ce serait passionnément et tout en couleurs. Tantôt d’un geste rapide, une petite histoire d’aquarelle ou un long récit d’hiver sur fond de toile aux huiles bien chaudes.

Pauline Boudreau, une artiste accomplie qui a le cœur sur la main.

Normand Métivier

Présentation de Rachel Lussier

Pauline parle d’abondance et pourtant, on sent chez elle un univers secret où ne pénètre point qui veut, les mots jaillissent en cascade mais ne sont pas bavards.

Presque paradoxalement, on s’étonne, sans être mal à l’aise devant les longues mesures de silence qui ponctuent certaines réflexions.

Elle ne le nie pas, « Je ne veux pas tricher, impossible de me jouer des scènes… D’ailleurs, je ne me sens pas le droit d’agir autrement… C’est une question de devoir envers ceux qui prennent la peine de me regarder et d’aimer ce que je fais ».

Pauline a besoin du temps et de l’espace pour créer, elle prend possession de ses thèmes, les organisent pour ensuite les traduire.

Rachel Lussier, La Tribune, 12 juillet 1986.

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